Typogrammes1963–1967


Typogramme de Lucien Bodard
1965, 60 x 82 cm
gouache sur papier
Collection privée
RAYMOND ABELLIO « TYPOGRAMMES » GALERIE ANDRÉ SCHOELLER, PRÉFACE DU CATALOGUE, PARIS 1966
Les typogrammes de Bellegarde ont l’ambition d’être des portraits non du corps mais de l’âme et même, à la limite, de l’esprit. Étant donné un être vivant, homme ou femme, dont le visage n’est souvent qu’un masque, il s’agit de projeter sur la toile, en plaques rigoureusement composées et disposées, les couleurs agissantes et réagissantes qui symbolisent sa vie profonde à tous ses niveaux: physique, psychique et mental.
JACQUES LASSAIGNE GALERIE BLUMENTHAL, PRÉFACE DU CATALOGUE, PARIS 1963
Il y a aussi un véritable travail d’alchimie que Bellegarde poursuit en portant la couleur à un point d’incandescence pour retrouver des forces élémentaires auxquelles le spectateur sera sensible lorsqu’il percevra les ondes qui s’en dégagent, leurs irradiations, leur magnétisme. Ses toiles nouvelles apparaissent comme des lances de couleurs transfigurant l’opacité de la matière et déchirant l’espace comme un signal.
PIERRE RESTANY « LES TYPOGRAMMES DE BELLEGARDE » REVUE QUADRAM, 1963
L’originalité de Bellegarde réside dans la synthèse plastique qu’il a su en opérer. Ce brillant résultat n’est pas le produit d’une révélation soudaine mais d’une lente conquête de la conscience, d’un développement lucide de l’instinct tout au long du travail du peintre.
Jean-Jacques Lévêque revue Cimaise, 1963
La modernité de Bellegarde réside précisément dans sa connaissance et sa prise en charge des lois objectives de la couleur et des sons, à des fins jamais expérimentales mais réellement expressives. De là ce lyrisme puissant et dépouillé, clair, dur, ces stridences musicales qui exaltent le regard et lui donnent des joies à la mesure de notre temps.



