Oeuvres récentes

La couleur vécue

Documentation

Agrandir imageagrandir image

Typogramme d'un musicien de jazz -Typogram of a Jazz Musician, 1965 - Claude Bellegarde

Typogramme d’un musicien de jazz
1965, 162 x 130 cm
huile sur toile
Collection IBM, New York

Cabine de méditation - meditation cubicle 1965 - Claude Bellegarde

Cabine de méditation
1965, 73 x 65 cm
huile, d'aluminum, collage sur bois

Typogrammes1963–1967

Typogramme de Lucien Bodard -Typogram of Lucien Bodard, 1965 by Claude Bellegarde

Typogramme de Lucien Bodard
1965, 60 x 82 cm
gouache sur papier
Collection privée

En 1963, j’ai abordé le portrait psychologique, proprement dit le typogramme (mot fabriqué: type et gramme). La particularité de chaque couleur correspondra à un versant caractériel. La dominante colorée en sera la tendance primordiale. La dernière phase de l’aventure blanche annonçait-elle une mutation ou bien l’aboutissement dans une impasse psychologique, aux confins de la vie?… CLAUDE BELLEGARDE: JOURNAL

RAYMOND ABELLIO « TYPOGRAMMES » GALERIE ANDRÉ SCHOELLER, PRÉFACE DU CATALOGUE, PARIS 1966

Les typogrammes de Bellegarde ont l’ambition d’être des portraits non du corps mais de l’âme et même, à la limite, de l’esprit. Étant donné un être vivant, homme ou femme, dont le visage n’est souvent qu’un masque, il s’agit de projeter sur la toile, en plaques rigoureusement composées et disposées, les couleurs agissantes et réagissantes qui symbolisent sa vie profonde à tous ses niveaux: physique, psychique et mental.

JACQUES LASSAIGNE GALERIE BLUMENTHAL, PRÉFACE DU CATALOGUE, PARIS 1963

Il y a aussi un véritable travail d’alchimie que Bellegarde poursuit en portant la couleur à un point d’incandescence pour retrouver des forces élémentaires auxquelles le spectateur sera sensible lorsqu’il percevra les ondes qui s’en dégagent, leurs irradiations, leur magnétisme. Ses toiles nouvelles apparaissent comme des lances de couleurs transfigurant l’opacité de la matière et déchirant l’espace comme un signal.

PIERRE RESTANY « LES TYPOGRAMMES DE BELLEGARDE » REVUE QUADRAM, 1963

L’originalité de Bellegarde réside dans la synthèse plastique qu’il a su en opérer. Ce brillant résultat n’est pas le produit d’une révélation soudaine mais d’une lente conquête de la conscience, d’un développement lucide de l’instinct tout au long du travail du peintre.

Jean-Jacques Lévêque revue Cimaise, 1963

La modernité de Bellegarde réside précisément dans sa connaissance et sa prise en charge des lois objectives de la couleur et des sons, à des fins jamais expérimentales mais réellement expressives. De là ce lyrisme puissant et dépouillé, clair, dur, ces stridences musicales qui exaltent le regard et lui donnent des joies à la mesure de notre temps.

…Cabine psy–color, sculpture d’espace, territoire clos où l’individu se recharge aux sources de sa propre identification. L’homme se régénère à cette symbolique chromatique issue de la composition de la lumière. Je commence à dessiner quelques maquettes inspirées des typogrammes. Me reportant au schéma physique de ces personnes, je construis un module de formes emboîtantes où le corps pourrait se loger en adoptant une position de lotus… CLAUDE BELLEGARDE: JOURNAL