Planisphère2006–2007

M405 2007, 40 cm
acrylique sur médium
Galerie Lavignes Bastille
Découvrir la lave du feu éteint, l'eau de mer devenue nuage, la masse d'air tornade. C'est voir l'homme aussi retourner à la poussière. Puis la nuit efface tout, pour que le matin revienne, que la lumière soit et fasse renaître la terre, par la beauté de la couleur qui change la vie.
Illusion fugace des saisons que le gris garde en mémoire. Disparaître, apparaître sait-on jamais?
L’art est la trace du temps…” CLAUDE BELLEGARDE: LE CERCLE GRIS DES COULEURS 2007
GÉRARD XURIGUERA « EXPOSITION PLANISPHÈRE » EXTRAIT DE LA PRÉFACE DU CATALOGUE, GALERIE LAVIGNES BASTILLES, PARIS 2007
Connu et méconnu, ce peintre solitaire a choisi maintenant de montrer sa vision de notre hémisphère terrestre et céleste : le planisphère.
Dès lors une question s’impose : Comment regarder cette oeuvre sans a priori et souvenance? Oublions sa chronologie. Elle est présente avec nous, axée sur l’avenir. Mais frémissante de vie n’est elle pas par aussi simplement proche du quotidien, de l’instant qui s’efface?
Bellegarde pourrait, malgé tout, être appréhendé comme un classique de l’abstraction dénué de provocation. Si ce terme n’était pas si dévoyé on pourrait parler d’une zen attitude qui présida a ses débuts. Mais le sujet est ailleurs dans une autre prospective qui rejette toute assimilation.
Cette nouvelle aventure a commencé depuis deux ans dans le gris des couleurs. La couleur ne disparaît pas mais décuple par sa rareté, sa résonance.
A l’apogée d’un long et fécond cheminement tracé
à la force des couleurs, Bellegarde, qui fut l’ami de Pierre
Restany et Yves Klein, résorbe aujourd’hui son arc-en-ciel personnel
dans un éventail d’oeuvres circulaires, baptisées "Planisphère
".




