Éphémère2003–2005

Éphémère
2004, 100 x 100 cm
encre sur fibre de verre
Collection privée
Lydia Harambourg « Le voyage de la couleur » 2005 (extrait)
Dans la série Éphémère, la fluidité des couleurs renvoie à la fragilité des lépidoptères. Insouciant des formes réelles, Bellegarde recourt aux lignes et aux couleurs, dans l’unique but de déclencher des émotions qui trouveront en chacun de nous des correspondances sensorielles devant aboutir à un processus de rebonds et de fulgurances à l’assaut de la peinture.
La vibration au réel donne accès au monde, tel que Bellegarde le vit et le redécouvre lors de ses voyages. Il se projette dans ces espaces colorés qui prennent possession de la toile, qui se refuse à être un banal support illusionniste. Elle est bien davantage ce réceptacle au spectre de la lumière qui exalte la couleur.
Le mimétisme œil-soleil argumenté par Goethe dans son Traité des couleurs, trouve chez Bellegarde, à la suite d’Odilon Redon, un corollaire avec la couleur du regard. Que cherche son regard? Une jubilation qui s’inscrit dans la durée en passant par toutes les nuances du clair-obscur.



