Cabine psy-color1964–1970


La cabine prototype
1965, 50 x 210 x 80 cm
peinture sur l'aluminium
Collection privée - Paris
GERALD GASSIOT-TALABOT« VERS UNE CHROMO PSYCHOLOGIE DE GROUPE » MUSÉE DE POCHE, PARIS 1970 (extrait)
En mettant en œuvre le système des cabines, Bellegarde avait proposé d’étudier trente-six types humains différenciés. Il abandonnait ainsi l’analyse précise d’un individu donné pour s’intéresser à une famille caractérielle, à une pathologie de groupe.
JEAN-CLARENCE LAMBERT« BELLEGARDE » GALERIE 1950, PRÉFACE DU CATALOGUE , PARIS 1984 (extrait)
Bellegarde a rêvé d’un art par la thérapie et non de son contraire, si tant est que l’on guérisse du mal à vivre. Les cabines sont une réalisation de la conquête de notre identité à travers le miroir, mais également la tentative d’inclure l’homme, isolé dans son énigme, au processus de l’univers. Ceci par une définition typologique de l’espèce humaine dans ses correspondances avec la couleur, messager de la lumière au cours de la matière
PROFESSOR ALFRED TOMATIS « CORRESPONDANCE AVEC L’ARTISTE, 1968 » SOMOGY ÉDITIONS d’ART, PARIS 2006 (extrait)
Depuis de nombreuses années, je m’attache à traiter
les troubles auditifs et langagiers. Et notamment une anomalie, une cécité
verbale dénommée dyslexie… Ainsi, lorsque j’ai
découvert les cabines chromatiques de Claude Bellegarde, j’ai
compris que cet artiste avait poursuivi une recherche équivalente,
par la mise en trois dimensions d’une symbolique colorée. Ces
psy-color révèlent, tel un jeu de cartes,
une représentation de la psyché des individus, un miroir pour
se voir en peinture.
Dans plusieurs centres du langage, nous avons élaboré, en
confrontant nos études analytiques, des cabines constituées
de faces aux couleurs diverses significatives, activantes ou relaxantes.
En utilisant les effets de réfractions sonores et visuels, on crée
un faisceau de couleurs lumineuses pour permettre aux sujets traités
de se recentrer afin de retrouver peu à peu leur identité
perturbée.
JEAN-DANIEL POLLET – LE HORLA (1966) PRIX DU COURT-MÉTRAGE, FESTIVAL DE TOULON « UN VOCABULAIRE DE LA COULEUR POUR LE CINÉMA » REVUE OPUS INTERNATIONAL, 1967 (extrait)
Ce qui est intéressant dans le travail de Claude Bellegarde pour le cinéma, c’est qu’il s’intéresse d’abord non pas à faire joli mais à signifier, à rendre évidente par la couleur la psychologie des personnages en présence, et à travers eux, celle de l’auteur.

